LES DOMICILES PLANETAIRES

Du livre de Carla Pretto : Vademecum dell ‘astrologia invdividuale
Traduction de Mireille Petit

L’astronome –astrologue Claude Ptolémée fut le premier à attribuer une position précise des luminaires et des planètes connues à son époque, en définissant leur domicile et leur exaltation.


Figure11 : Domiciles planétaires

Comme le montre la fig.11, il place le Soleil dans le signe du Lion et la Lune dans le signe du Cancer et dispose les planètes selon leur distance par rapport au Soleil, dans les signes qui se suivent à droite et à gauche des luminaires, obtenant ainsi un parallélisme des planètes et la division du Zodiaque en deux moitiés égales. Dés lors, Mercure s’affirme comme maître de la Vierge et des Gémeaux, Venus maître de la Balance et du Taureau, Mars maître du Scorpion et du Bélier, Jupiter maître du Sagittaire et des Poissons, Saturne maître du Capricorne et du Verseau. Cette image zodiacale montre que : les planètes redoublent, mais pas les deux luminaires. Chaque planète est symétrique  et parallèle à son double.

La découverte, entre la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècle, des planètes lentes, Uranus et Neptune, engendra des difficultés aux astrologues qui durent leur désigner un domicile. André Barbault eut le mérite de leur attribuer une place selon les règles de Ptolémée respectant la distance progressive par rapport au Soleil. Il progressa le long de la bande zodiacale, partant du Soleil en Lion.


Figure 12 : Distance progressive du Soleil

pour arriver à Saturne en Capricorne (fig.12), et fixa le domicile d’Uranus en Verseau, de Neptune en Poissons et de Pluton en Bélier.

 


Figure 13 : Distance progressive de la lune

Le même système est érigé partant du domicile de la Lune en Cancer, pour arriver au domicile de Saturne en Verseau et continuer avec le domicile d’Uranus en Capricorne, de Neptune en Sagittaire et de Pluton en Scorpion. ( Fig.13)

 


Figure 14 : Disposition sous l’horizon

En disposant toutes les planètes dans leurs domiciles, dans la fig.14 l’on remarque qu’à chacun des six signes disposés en dessous de l’horizon, sont  attribuées deux planètes, tandis que pour les six autres, Balance, Vierge, Taureau, Gémeaux, Lion et Cancer, l’on en trouve qu’une seule.

 


Figure15 : Hypothèse de Lisa Morpurgo

En raison de ce déséquilibre zodiacal, Lisa Morpurgo admit de manière hypothétique l’existence de deux autres planètes dans le système solaire, qui devraient être découvertes dans un prochain avenir et qu’elle appela X et Y ; désignant X le maître du Taureau et de la Balance, et Y maître des Gémeaux et de la Vierge (Fig 15)

 


Figure 16 : Domiciles : primaire et base

Dans la figure 16 l’on observe que tous les signes du zodiaque, à l’exception du Lion et du Cancer, domiciles des deux luminaires, abritent deux planètes chacune. L’on remarque, en outre, qu’une planète occupe les dix premiers degrés de chaque signe, et se reflète dans les dix derniers degrés de chaque signe parallèle, alors que les dix degrés du centre seront occupés par les exaltations.
C’est justement par l’étude des exaltations, que l’on a pu fixer l’exacte position des domiciles de chaque planète. Lorsqu’une planète occupe les dix premiers degrés d’un signe, on dit qu’elle est dans son Domicile Primaire ; lorsqu’elle occupe les dix derniers degrés, on dit qu’elle se trouve dans son Domicile de  Base.

Lorsqu’une planète est située dans le signe de son domicile primaire, elle est particulièrement forte  car elle exprime le meilleur de ses qualités ; l’on peut comparer cette situation à la maison dans laquelle habite une personne, où elle se sent sécurisée, stable et agit en propriétaire, s’entourant de tout le confort et de personnes avec lesquelles elle a le plus d’affinités. En revanche, si elle se trouve dans le signe de son domicile de base, la planète s’en trouve affaiblie ; en comparaison, c’est comme si elle avait une résidence secondaire, à la mer ou à la montagne, et qu’elle  s’y rendait  de temps en temps, où elle s’amuse mais ne la considère pas aussi importante que sa résidence principale. Lorsqu’une planète est dans le signe de son exaltation, elle exprime au maximum son symbolisme, de manière excessive, on pourrait faire la comparaison avec une garçonnière, où l’individu peut exprimer toutes ses pulsions et ses désirs amoureux, courant le risque de devoir payer très cher s’il est découvert !

LES EXALTATIONS

Lisa Morpurgo a eut le grand mérite d’avoir apporté des modifications à la théorie des exaltations, qui selon cette astrologue nous est parvenue, des temps de Ptolémée, avec certaines erreurs de transcription. Dès lors, elle l’a revisitée et bouleversée avec une grande rigueur mathématique.
Lisa Morpurgo considère que les exaltations respectent un rapport géométrique réglé par deux aspects fondamentaux, le sextile et le trigone ; les luminaires, le Soleil et la Lune et les « contreluminaires » Saturne et Uranus, s’exaltent avec un aspect de trigone (120°), tandis que toutes les planètes parallèles d’exaltent avec un aspect de sextile (60°).

Le mouvement débute par un luminaire ou par un contreluminaire, qui du domicile unique pour le Soleil et la Lune, et du domicile de base pour les contreluminaires, s’exaltent dans le signe au trigone, faisant sauter la planète en domicile de base, dans le signe au sextile dans lequel il s’exalte.


Figure 17 : Les planètes en Exaltation sont à l’extérieur, celles en Domicile sont à l’intérieur.

Pour éclaircir cette règle, il suffit d’observer la figure 17, où l’on voit que la Lune domiciliée en Cancer, s’exaltera dans les Poissons par aspect de trigone, faisant ricocher Jupiter (domicile de base en Poissons)  qui se déplace de 60° et s’exalte en Taureau par aspect de sextile et qui, à son tour fera ricocher Vénus (domicile de base en Taureau) qui se déplace de 60° et s’exalte en Cancer par aspect de sextile, refermant ainsi le triangle.
Uranus, de son domicile de base en Capricorne, s’exaltera en Vierge par aspect de trigone, provoquant le déplacement de Mercure qui s’exaltera dans le Scorpion par aspect de sextile, produisant à son tour le saut de Mars, qui de son domicile de base s’exaltera en Capricorne par aspect de sextile.


Fig. 18 : Planètes en Exaltation et en Domicile

Dans la figure 18 l’on remarque que Saturne de son domicile de base en Verseau s’exaltera en Balance par aspect de trigone provoquant le déplacement de X qui s’exaltera en Sagittaire par aspect de sextile, et simultanément Neptune s’exaltera en Verseau par aspect de sextile, refermant ainsi le triangle. De même que le Soleil de son domicile en Lion s’exaltera en Bélier par aspect de trigone, faisant ricocher Pluton qui s’exalte en Gémeaux par aspect de sextile et Y s’exaltera  également en Lion par aspect de sextile, refermant ainsi le triangle.

 


Fig 19 : Domiciles et Exaltations

Si nous plaçons dans le cercle zodiacal toutes les planètes et les luminaires selon leur domicile et leur exaltation (Figure 19), l’on remarque que chaque planète, de son domicile primaire, domicile de  base ou exaltation, s’oppose toujours à la même planète dans le signe opposé, respectant la succession des domiciles et des exaltations. 
Par exemple, Jupiter, de son domicile primaire en Sagittaire, s’oppose aux dix premiers degrés des Gémeaux et donc à Mercure ; Jupiter, de son domicile de  base en Poissons, s’oppose aux dix derniers degrés de la Vierge, où l’on retrouve Mercure en domicile de base. Jupiter, de son exaltation en Taureau, est également opposé aux dix degrés centraux du Scorpion, où se trouve l’exaltation de Mercure.
Si l’on applique cette méthode à toutes les autres planètes, nous aurons la confirmation de cette règle que Lisa Morpurgo a établi de façon magistrale.

Mais personnellement, je ne partage pas le déplacement du domicile du Soleil dans les dix derniers degrés car selon ce principe, le Soleil devrait être opposé à Saturne, placé dans les derniers degrés du Verseau, et Saturne se retrouve à nouveau opposé au Soleil exalté en Bélier. De son côté,  la Lune devrait suivre un autre parcours, considéré son opposition à deux planètes : Saturne, en domicile en Capricorne et Uranus  en exaltation en Vierge, créant ainsi une disharmonie.

A contrario, si le Soleil reste dans les dix premiers degrés du Lion, il s’oppose à Uranus qui se trouve dans les dix premiers degrés du Verseau et dans son exaltation en Bélier, et s’oppose à Saturne exalté en Balance. Selon ce procédé les luminaires suivent le même parcours, la même règle, et tous les deux s’opposent aux deux contreluminaires qui, de même,  s’opposeront exclusivement aux deux luminaires et à aucune autre planète, étant donné que les dix derniers degrés du Lion et du Cancer sont vides.

De cette manière, la règle établie par Lisa Morpurgo, selon laquelle les luminaires et les contreluminaires se différencient dans leur façon de s’exalter (je me réfère aux 120°),  doit être totalement respectée, car les extrêmes s’opposent aux contre-extrêmes et chacun est dépendant des dix derniers degrés vides : les luminaires en position adjacente et les contreluminaires en opposition. De cette manière on obtient une harmonie symétrique : lorsque l’on pense au signe du Capricorne, la référence est Saturne, de même que pour le signe du Cancer qui s’y oppose, l’on pense immédiatement à la Lune, tandis que pour le Verseau l’on pense à Uranus et pour le Lion au Soleil ; réflexion qui valide les oppositions naturelles Lune- Saturne, Soleil- Uranus.

D’un point de vue interprétatif, alors que dans les domiciles primaires,  les luminaires et les planètes expriment pleinement leur symbolisme, le Soleil dans son expression  d’univocité et de fixité, ne peut être qu’opposé à Uranus, qui représente la polyvalence  et le changement, de même que la Lune qui représente la sensibilité et l’émotivité ne peut être qu’opposée à Saturne qui reflète la rationalité et la conscience.

Dans les exaltations, c’est- à –dire le lieu où les luminaires et les planètes expriment au maximum leur symbolisme, même parfois de façon excessive, nous constatons une inversion d’opposition : Soleil opposé à Saturne et Lune opposé à Uranus veulent nous indiquer qu’il faut opposer une censure à l’expression du moi, un sens des réalités et un bon jugement pour le freiner. De même qu’à l’exagération lunaire dans la recherche de sensations et de nonchalance s’opposent le dynamisme et l’énergie uranienne pour la contenir et la canaliser vers un pragmatisme.
 

Extrait du Livre de Carla Pretto :

VADEMECUM DELL’ASTROLOGIA INDIVIDUALE

Auteur : Carla Pretto
Parution : Novembre 2008
Edition : Le Stelle di Arlac

Quatrième de couverture :

 C’est à partir de Freud que l’on admet trois forces psychiques: le moi, le ça et le surmoi.  En vertu de ce principe  l’auteur interroge le Zodiaque, comme « summa » de la personnalité de l’individu.
De cette manière, le moi correspond aux signes, qui montrent comment il apparaît et se manifeste. Le ça  se relie aux aspects avec les planètes, qui représentent l’énergie intérieure faisant agir l’individu et qui est à la base de son action, et lui permet de se distinguer des autres . Enfin les maisons symbolisent le surmoi, et montrent par leur ordonnance, le chemin que chacun de nous doit parcourir dans la vie, la naissance, l’adolescence, le couple, la famille, l’âge de la retraite et enfin la vieillesse et la mort.
Cette consécution se trouve illustrée dans l’analyse du premier des trois thèmes d’exemple, que l’auteur présente à la fin de son ouvrage pour préciser trois différentes possibilités de lecture.

 

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Mireille Petit © - Tous droits réservés - 2009